Le Webdocumentaire ?

lundi 24 février 2014
par  Olivier VAN’L

“Que” penser du Webdocumentaire quand on aime le cinéma documentaire ?

Si on s’en réfère à la définition de wikipédia : Le web-documentaire est un documentaire conçu en RichMedia et produit pour être dʼabord diffusé sur Internet, en associant texte, photos, vidéos, sons et animations, de manière interactive.- je pense qu’on est très loin du compte. Et le peu que j’ai pu voir ne m’a pas laissé sur le cul, pardonnez moi l’expression !



La faute à qui ou à quoi ?

Je vais émettre deux pistes qui me semblent être préjudiciable au genre et à son devenir.
D’une part, les équipes constituées pour la réalisation de web documentaires comporte souvent un auteur ou un coauteur, journaliste. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur la fonction mais le journalisme va à l’encontre du genre puisque le documentaire est par essence un point de vue d’auteur. L’exhaustivité journalistique n’a donc pas lieu d’être ! Même si on entend, ici ou là, que le journalisme d’opinion aurait le droit de citer !

D’autre part, l’arrivée de logiciels comme KLYNT, conçu au préalable comme aide à l’écriture, vont avoir tendance à formater l’écriture, la mise en images, en sons et la construction textuelle.

On en vient à être dans un système d’aide à l’organisation d’une masse de documents au service d’un sujet. Ce qui donne l’impression qu’on a voulu organiser des données afin de créer un propos.

L’arborescence "délinéarisée" qu’offre l’écriture web est infinie et les outils pour l’explorer le sont tout autant. Il est donc dommage de ne pas mettre la multiplicité des techniques existantes et en devenir, au service d’un auteur et de la pertinence d’un point de vue "délinéarisé".

On a l’impression la plupart du temps de regarder une technique au service d’un discours.
Je comprend l’attrait qu’offre le genre, surtout, par la nouvelle manne financière qu’il peut générer pour les productions, mais également par la mise en lumière de sujets parfois difficiles ou peu visible sur les médias traditionnels.
Mais comme dans toutes nouvelles formes d’expressions, il offre aussi le meilleur comme le pire !
A quand la réunion de peintres, de musiciens, d’écrivains, de poètes, de photographes, graphistes, programmeurs… qui partant de la "page brut de code", saura nous surprendre !